Mauer Park
Mais avant tout, j'aime le Mauer Park, son marché aux puces, ses pelouses défoncées et ses clotûres qui ne ferment pas.
Der Flohmarkt
Des parfums m'interpellent, des couleurs s'entrechoquent. C'est le marché aux puces du Mauer Park. Harmonie et contingence. Entreposée négligemment, déversée avec précautions, toute babiole prend place sur l'étal ou le mur. Ici l'insignifiant prend sens, l'anecdotique s'endimanche.
Kauf dich glücklich
Dans ce café aux alentours du Mauer Park, tout est à vendre. Le fauteil où on s'affale, la tasse qu'il fait bon vider ou l'impressionante collection de babioles amassée dans la salle principale.
Leurs glaces constituent le pire crime contre la silhouette, devant les oréos et les grands-mères inquiètes.
Oderberger Straße 44, 10435 Berlin
Oderberger Straße 44, 10435 Berlin
Alexander Platz
Le nez en l'air, je ne remarque ni le vendeur de hot-dogs, ni son bac à Ketchup.
J'y laisse mon pull et ma dignité.
Gemälde Gallery
17h45. Des grésillements germaniques chutent des hauts-parleurs et nous dirigent vers la sortie.
La foule bouscule, s'empresse, se rue, et je remarque à l'écart une silhouette apaisante.
Insensible à l'effervescence des visiteurs quotidiens, ce gardien digne et calme regarde la pluie.
Yaam, open from 11.°°- Sunset
Enfoui entre l'Ostbahnhoff et les derniers mètres de la East Side Gallery, le Yaam étend ses plages de sable le long de la Spree. Ici, les rencontres s'enchaînent, internationales et colorées, sur un fond de reggae et de drum'n'bass.
Point de rendez-vous d'une jeunesse détendue, le Yaam s'ouvre en un festival de graffs urbains... verts, jaunes, rouges.
Space Hall, Zossener Str.
J'aime accompagner Pavlo dans sa quête aux 45 tours. Il explore les bacs encombrés à toute vitesse, sans en omettre un seul, et finit par me présenter ses trouvailles, maniant d'imposantes platines avec des gestes d'initié. Pour danser avec nous, c'est ici : http://www.youtube.com/user/ytih21
Désaffectée
Mes amis, bien résolus à reconvertir mes goûts musicaux, me traînent dans une ancienne usine où des baffles gigantesques crachent de la techno minimaliste. Les couloirs désaffectés sont empreints d'un art uniforme : des fresques s'étalent sur les murs des trois étages qui arborent des slogans alter-mondialistes. Les portes se succèdent, s'ouvrant ici sur un dance-floor improvisé, et là sur un groupe d'amis assis en cercle.
Ce petit personnage aux attributs britanniques attire imédiatement mon regard. Parmi les milliers d'autres figurants peuplant ce repère nocturne, c'est lui qui subit l'agressivité de mon flash. Illustration flagrante de mon faible pour les chapeaux melons.





Je reviendrai.
RépondreSupprimerCorinne.